Le 22 mars 18h30 et du 23 au 24 mars de 15h à 19h.

Le peintre Hervé Georges Ic pratique le «portrait de dos». Cette approche inédite du modèle suscite beaucoup d’interrogations. La Galerie du Comble a dès lors invité l’artiste à venir entretenir son public sur les motivations qui l’ont poussé à créer cette image nouvelle.
La cosibition se déroulera le 22/03 à 18h30.
L’exposition sera visible les 23 et 24, de 15h à 19h.
Pour rappel, une cosibition est une rencontre conviviale avec un artiste, à mi-chemin entre la conférence et le vernissage.
Si la peinture est née du portrait, jamais, en plusieurs millénaires, aucun artiste n’a semble-t-il systématisé, voire théorisé le «portrait de dos». On n’en trouve par exemple aucune trace dans la monographie de référence d’Andreas Beyer. Dans l’histoire de l’art, c’est la représentation de la face qui occupe tout l’espace, ce qu’a bien démontré récemment Hans Belting. La personne vue de dos apparaît comme un accident, souvent marginal, ou comme une nécessité imposée par la composition. La posture, perçue comme énigmatique, peut aussi, à l’instar de l’œuvre de Caspar David Friedrich, servir de déclencheur à la manifestation du sentiment que le peintre veut faire ressentir au spectateur. Tiepolo, Watteau, Magritte, Bacon, Balthus et bien d’autres ont recouru à cette vue de dos dont Georges Banu a constaté qu’elle n’acquière sa signification que dans l’ensemble où elle est disposée. Loin de cette fonction instrumentale, Hervé Georges Ic conçoit, lui, le portrait de dos comme un authentique portrait autonome, c'est-à-dire une image par laquelle l’auteur essaie de traduire la personnalité d’un individu déterminé et reconnaissable. Hervé Georges Ic a créé le premier portrait de dos en l’an 2000. La série entre donc dans sa vingtième année.