Du 08 juin au 28 juil.

Né dans l'ancien quartier d'Albarodiah à Hama en Syrie en 1975, Khaled Alkhani est âgé de 7 ans quand il perd son père, ophtalmologiste sauvagement assassiné dans le massacre de Hama sous la présidence de Hafez El-Assad en 1982. Cette blessure tragique aura une grande influence sur sa vie, sa conscience politique et son refus de toute tyrannie, et donc sur sa création artistique.

Il reçoit en héritage le combat contre l’oppression. Passé par l’école des Beaux-Arts de Damas, il travaille sur le thème de la liberté et de la démocratie. Son opposition au régime et la publication de ses articles sur les massacres de Hama l’obligent à fuir la Syrie après le soulèvement de 2011. Se réfugiant en Allemagne puis en France il témoigne par son art des horreurs de la guerre et fait entendre la voix du peuple syrien. Connaissant un succès croissant avec des expositions à l’international (Jordanie, Arabie Saoudite, Qatar, Etats-Unis, Canada, France) et repris dans de nombreuses collections publiques et privées, il est pour la première fois exposé en Belgique et dans la grande région Luxembourgeoise.

L'être humain en tant qu'individu ou en foule, est au cœur de l'œuvre de Mr. Alkhani. Les femmes surtout, occupent une place très importante dans son travail. Sur les compositions abstraites des corps, dans un déferlement de couleurs, se dressent des visages figuratifs sombres aux regards cachés. Ce sont des visages où les traits sont plus suggérés que dessinés et à dominante sombre. A travers le rouge, le noir, couleurs récurrentes sur les toiles de Khaled Alkhani, c’est toute la douleur d’un peuple en révolte que l’on devine à travers ces visages sans regards mais où s’expriment toute la profondeur et l’abîme des âmes…