Classement

Le palais provincial d'Arlon, une histoire intimement liée à l'avènement du chef-lieu Arlon.
En 1839, après plusieurs mois de guerre de clocher entre les différentes villes (Saint-Hubert, Marche, Bastogne, Neufchâteau, etc.) de la province, Arlon est désignée chef-lieu de la province de Luxembourg. Elle est, à l'époque, l'agglomération la plus peuplée et est devenue le centre économique depuis la perte de la ville de Luxembourg. Elle fait de gros sacrifices pour loger décemment les nouveaux venus et services (ancienne maison communale puis hôtel de ville). Il fallut encore attendre plusieurs années pour que le Gouvernement se décide à y construire un « hôtel du Gouvernement provincial ». La décision fut prise avec l'appui du ministre de l'Intérieur Jean-Baptiste Nothomb, également député à Arlon.

En 1844, l'architecte provincial Jamot est chargé des plans, ainsi que de l'aménagement complet d'un nouveau quartier, autour de la future Place Léopold. Né à Mons en 1808, formé à l'Ecole royale des Beaux-Arts à Paris et lauréat du Grand Prix général d'architecture, il s'est installé à Arlon vers 1840.
L'hôtel du Gouvernement provincial fait partie d'un projet d'ensemble d'un tout nouveau quartier comprenant un Palais de Justice, un hôtel de ville, des casernes, un hôpital, etc. Un site entièrement neuf fut choisi à l'extérieur du centre-ville et de ses fortifications. La ville d'Arlon s'engagea à percer les remparts et à créer la place Léopold devant le futur Palais provincial.
Ce dernier est inauguré en 1849. Le Palais connaît encore des aménagements ultérieurs, suite entre autres aux deux incendies de 1905 et 1917.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce dernier est réquisitionné par les Allemands qui y installent leur Kreiskommandantur et ses services.
Depuis 1947, des rénovations internes et la construction, en 1975, d'une extension, permettent à l'administration provinciale d'occuper une place de choix à Arlon. Le Palais provincial et ses alentours sont classés depuis 1981. (Source texte : Office du Tourisme Arlon).

Ce grand édifice néoclassique ne se présente à la place que sous sa façade arrière pourtant ornée d'un balcon, frustrant ainsi la place d'une entrée qu'elle eût été en droit d'attendre au vu des dimensions initialement prévues et de la tradition issue de la Renaissance qui voulait que l'art urbain, par la place, mette en valeur les lieux de nouveaux pouvoirs.
Inscrit au Patrimoine civil public de Wallonie.

Source: Triffaux Jean-Marie, "Le Palais provincial d'Arlon", in Bulletin du Crédit communal Trimestriel, 49ème année, N° 192, 1995/2

Consultez le fichier pdf annexé ci-joint. Source: Triffaux Jean-Marie, "Le Palais provincial d'Arlon", in Bulletin du Crédit communal Trimestriel, 49ème année, N° 192, 1995/2

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