Classement

Construite en 1729 sous l'abbatial de Célestin De Jong, cette aile de l'ancien complexe abbatial visait à auréoler le monastère d'un prestige sans égal et à offrir un gîte digne de leur rang aux invités de marque des abbés.
Les travaux de rénovation de la Cour d'honneur entrepris depuis une bonne décennie visent à rendre au quartier un aspect proche de celui d'origine. Actuellement il abrite le Service des Archives de l'Etat et le Service de Diffusion des Affaires Culturelles de la Province.

Au VIIème siècle, une donation de Pépin de Herstal et de son épouse Plectrude permit à une communauté religieuse dirigée par Saint Bérégise de s'installer dans une clairière de la forêt ardennaise à Andage.
En 817, l'Evêque de Liège WALCAUD installa les moines bénédictins dans l'abbaye qu'ils dirigèrent jusqu'en 1797. En 825, le Pape accorda à l'Evêque de Liège l'autorisation de transférer à Andage le corps de Saint Hubert, évêque de Liège et successeur de Saint Lambert.
Dès lors, Andage devenu Saint-Hubert connaîtra un rayonnement extraordinaire en Europe.

L'Abbaye moteur du développement de Saint-Hubert1. L'abbaye, centre religieux et administratifLa croissance de Saint-Hubert est incontestablement liée au fait que l'abbaye devint un important centre de pèlerinage où de nombreux fidèles invoquaient le saint patron comme guérisseur et protecteur contre la rage. Son culte s'étendit jusqu'à l'Espagne et l'Autriche. Grâce à ces foules toujours plus nombreuses, la renommée et l'abondance assurèrent la prospérité de l'abbaye durant plusieurs siècles.L'abbaye, comme de coutume à cette époque, était aussi pouvoir temporel et donc au centre d'un domaine étendu appelé 'Terre de Saint-Hubert'. Celle-ci formait une seigneurie indépendante de plus de trente villages dont l'abbé détenait toutes les prérogatives. Cette terre de prospérité, à la croisée d'axes Nord-Sud et Est-Ouest importants, fut de ce fait aussi terre de conflit entre les puissances de l'époque. Ainsi en plus des 'traditionnels' incendies qui régulièrement ravageaient les cœurs de ces villes de bois, on relèvera le passage destructeur des Huguenots français au XVIème siècle (événement qui entraîna la perte définitive des reliques du saint). Jusqu'à sa disparition, ce pouvoir essayera en vain d'être également plus politique.Ainsi, le monastère puis l'abbaye, organisait et développait l'exploitation de biens et de terres dans son domaine, achetait et vendait, attirait bon nombre de marchands, d'ouvriers, d'artisans, devenant de facto le moteur de la croissance hubertine.2. L'abbaye, moteur commercialEn conséquence, des marchés et des foires prospérèrent très tôt dans la cité (9ème et 10ème siècle). Un marché hebdomadaire fut même organisé par le Duc de Bourgogne, suzerain du lieu, dès le XVème siècle.Preuve d'un dynamisme toujours grandissant, vers 1680, l'abbé Cyprien Maréchal fit rédiger une coutume dans laquelle était prescrit qu'il y aurait un marché le mercredi et le samedi de chaque semaine. En 1769, un marché hebdomadaire et cinq foires se déroulèrent 'au borcq' prouvant ainsi l'importance du trafic régional passant par Saint-Hubert.En soutien de ce qui précède, il faut dire que depuis toujours la cité ardennaise se trouvait bien située sur le maigre réseau routier traversant cette contrée. Ainsi la superposition des possessions hubertines et des circulations existantes explique que cette localité, guère plus grosse que les villages environnants, accueillit beaucoup de visiteurs qui n'habitaient pas toujours près d'elle mais aussi polarisa très tôt commercialement et spirituellement l'Ardenne occidentale. Toutes les routes importantes y passaient pour s'y croiser à la place du Marché, privant ainsi tout pôle concurrent potentiel du transit nécessaire à l'établissement d'une activité commerciale.Ainsi la route reliant Liège à la Haute-Meuse 'dont les étapes de Saint-Hubert, Villance, Paliseul et Bouillon jalonnent un itinéraire qui aboutit à Mézières'.Elle fut dès le XlVème siècle un axe très important car il permettait aux voyageurs de commerce qui se dirigeaient vers Luxembourg d'éviter de payer les taxes douanières aux Pays-Bas. Ce n'est que bien plus tard et par combinaison de divers événements de politique internationale et locale, comme nous le verrons, que ce quasi monopole prendra fin.3. L'abbaye, moteur culturelL'abbaye contribua également à attirer bon nombre d'artistes et d'intellectuels dès le XIème siècle. Un atelier de copistes et d'enlumineurs y était florissant. Son école produisit de nombreuses œuvres grâce à ses moines, ses littératures ou ses savants archivistes. La botanique, la pharmacie et la médecine y tiendront une place importante.En sus, une multitude d'artistes, musiciens, architectes, sculpteurs, peintres dont les Redouté sont les plus connus, furent attirés dans la cité pour la rénovation des bâtiments abbatiaux au XVIIème siècle.Il y eut également de nombreux artisans dont des orfèvres, des maîtres-verriers, des ferronniers-serruriers qui furent séduits par la splendeur de l'abbaye.Il n'est donc pas étonnant que, possédant la meilleure bibliothèque du pays, une longue tradition d'enseignement y débuta dès le Xlème siècle.Vers 1055, deux écoles fonctionnaient à Saint-Hubert : une à l'intérieur du monastère formait les novices, l'autre à l'extérieur accueillait les garçons de la ville. Vers 1774, un collège fut créé par Dom Spirlet, dernier abbé. Il connut rapidement du succès et sa réputation se répandit jusqu'à des localités lointaines. En 1780, l'enseignement primaire fut assuré par des Frères des Écoles Chrétiennes et un projet (avorté) d'école moyenne pourvue d'un pensionnat pour les internes fut mis en place.4. L'abbaye, moteur industrielL'abbaye connut aussi une période d'activités industrielles. Elle possédait en effet de nombreux bois (combustible), exploitait une potasserie et son sous-sol en certains endroits était 'riche' en divers métaux.Ainsi, vers 1768, Dom Nicolas Spirlet créa un des principaux pôles industriels du Luxembourg au départ d'une pré-industrie déjà existante.Les diverses rénovations et embellissements des bâtiments avaient mis les finances abbatiales à mal et le dernier abbé de Saint-Hubert espérait de cette manière les remettre à flot.C'est ainsi qu'il fit se développer usines, scieries, brasseries, tanneries et moulins tout en préservant les nombreux bois qu'il possédait en ne faisant charbonner que le strict nécessaire.A cette époque, l'industrie métallurgique connaît un essor remarquable et sur le domaine abbatial, tous les éléments nécessaires à l'installation industrielle sont réunis : le charbon fourni par les bois, les ruisseaux et les rivières assurent la force motrice, le minerai y est abondant. Ainsi, un maka, une platinerie et une fenderie furent installés à Poix près de la grande scierie déjà installée quelques années auparavant.Une forge et une fonderie viendront compléter ce complexe industriel.Par la suite des prospections révélèrent la présence de riches filons de minerais de fer dans la forêt de Saint-Michel et c'est ainsi qu'en 1771, le fourneau Saint-Michel vit le jour constituant 'un ensemble complet de bâtiments industriels : halle de coulée, soufflerie, gueulard d'enfournement, halle de charbon de bois, parc à minerai, crassier, canaux, biez, étangs, etc.'.Cependant cette activité ne fut pas florissante car 'la production du fourneau s'avéra vite irrégulière en quantité et qualité' et dès 1774, il y eut arrêt de la production. En 1778, un nouveau débouché apparaît et relança l'activité de la forge : la guerre entre l'Angleterre et ses colonies d'Amérique du nord. 'L'Abbé-métallurgiste' devint marchand de canons pour les insurgés américains malgré la mauvaise qualité de ses produits. Cette guerre cessa en 1784 et Dom Spirlet renonça alors à la forgerie.(Sources TEXTE: R.U. Saint-Hubert - Idelux - S.G.I. 1987)La légende de Saint-HubertIl y a plus de douze siècles disparaissait l'évêque Hubert et l'histoire laissait alors peu à peu place au mythe et à la légende. Ce noble aquitain d'origine devint évêque de Maastricht, grand évangélisateur, guérisseur de la rage, fondateur de la ville de Liège, patron des chasseurs et laissa son nom au centre spirituel de l'Ardenne.Le palais faisait anciennement partie du quartier abbatial de l'abbaye de Saint-Hubert dont l'origine remonte à la fin du 7ème siècle. Après une histoire tourmentée faite de destructions, d'incendies et de pillages, le quartier abbatial est rénové dans le style classique de 1729 à 1731. La construction de cette résidence à la française, datée de 1729 sous l'abbatiale de Célestin de Jongh (1727-1760) avait été décidée dès 1725-1726, du temps de son prédécesseur Dom Clément Lefèbvre (1686-1727). Développement et réunion de deux ailes du XVIIème siècle, avec application d'une façade classique et U et modification des toitures dardoise.- L'avant-corps avec ou sans attique sont nommées de frontons l'un courbe, les deux autres triangulaires.- Les portes fenêtres du rez-de-chaussée se terminent par un arc en plein cintre. Celle de l'étage, sommés d'un fronton comme les fenêtres sont pourvues d'une garde corps en fer de style Louis XIV. Le tout en briques peintes, calcaire, pierre de France et marbre.la Vierge (et le Soleil levant), le Christ (et le Soleil couchant) et l'Homme.- Grille polychrome orientée selon l'axe Est/Ouest de la course du Soleil.- Pilastres de la grille symbolisant le calendrier lunaire romain.- Cour d'honneur pavée ornée de deux fontaines.- Frontons bleu, rouge et gris symbolisent respectivement Sous le régime français, en 1796 et 1797, l'abbaye et ses dépendances sont vendues par l'administration des biens nationaux.Actuellement, il abrite le Service des Archives de l'Etat et le Service des Affaires Culturelles de la Province. Il est ouvert au public lors des expositions.Des travaux de rénovation terminés en 2003 ont rendu au palais son aspect d'origine et témoignent d'une certaine symbolique voulue par Célestin de JongMonument classé par Arrêté Royal du 22-02-1938 et arrêté du Gouvernement de la Région wallonne du 04-07-1990.Monument classé "Patrimoine Majeur de Wallonie".

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Conférence : "Liégeoiseries et autres wallonneries"

Paul-Henri Thomsin, né à Liège en 1948, instituteur retraité, auteur de contes illustrés pour enfants, d'adaptations de bandes dessinées, de pièces de théâtre... en wallon liégeois naturellement, est tombé dans ce "parler" quand il était petit. On peut l’entendre également sur les ondes de Vivacité (RTBF). Il est lauréat de plusieurs prix dont le prix biennal de littérature wallonne décerné par la Province de Liège ; il est aussi vice-président du conseil d’administration de la Fédération culturelle wallonne de la province de Liège.
Il va nous parler de cette langue wallonne qui pourrait être un ciment identitaire. Cette langue, pour lui, est le véhicule de notre passé, de notre histoire, de notre culture. Elle est donc aussi un acteur du présent. C'est une langue à part entière. Elle est équivalente au français et n'est pas un dialecte ou une déviance.
Quelques expressions de choix :
- Abille, on va se mettre en retard
- La marchande m’a donné une rawette
- Il y a des plumetions sous le lit (prononcez : ploumtchons)… expressions que vous avez comprises, je suppose…
Cette conférence-spectacle sera un plongeon dans les flots de notre parler spontané, à la recherche de ses parfums, de ses couleurs, de ses saveurs, de ses musiques... Une prise de conscience de ce langage unique, label de convivialité, qui trahit nos origines, dans toute la francophonie... Un jeu, à la recherche de ces perles qui fleurissent à nos lèvres, de ces "succulences" qui enchantent notre "bilinguisme" quotidien... Une affirmation de notre "dépendance" à la langue wallonne.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence de Paul-Henri THOMSIN.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

Horaires

Le 31 janv. 15h

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Conférence : "Vietnam : les princesses et le dragon"

Notre conférencier, Monsieur Christian VEROT, nous invite à un voyage d’une année à travers le Vietnam. En plus de nous faire partager le quotidien du peuple des campagnes, il nous fera découvrir la baie d’Along, le delta du Mékong. Il sera notre guide sur les marchés colorés de Saigon et Hanoï. Ce documentaire nous fera réfléchir sur les pensées de l’Orient et de l’Occident. Le Vietnam est une terre de culture marquée par l’histoire. C’est à partir de témoignages intimes que nous revivrons les souvenirs faits de joies et de peines. Plus qu’un simple documentaire, ce voyage est axé sur les rencontres et les émotions.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence de Christian VEROT.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

Horaires

Le 07 févr. 15h

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Conférence : "Chine: spiritualités et merveilles de l'Empire du Milieu"

Évoquer la Chine, c'est de suite penser à sa grande Muraille, une des 7 Merveilles du Monde ; les 7 000 statues en terre cuite de l’armée enterrée à Xian ; les rizières en terrasses du Sichuan ; les moines tibétains se rendant dans les monastères perchés sur le Toit du monde ; Shanghai ou Hong-Kong, mégalopoles ultramodernes donnant le tournis… Mais la Chine c’est également une puissance émergente qui inquiète. Alain Ernotte nous invite à découvrir les multiples facettes de ce pays fascinant. Une présentation assez simple du confucianisme et du taoïsme nous permettra également de mieux comprendre la personnalité des Chinois.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence de Alain ERNOTTE.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

Horaires

Le 21 févr. 15h

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Conférence : "Une campagne de mesure en Antarctique : pourquoi ?"

Plus de 30 degrés en Norvège, 42,4° en Arménie, 48,2° en Californie, une cinquantaine en Algérie et 34,6 degrés à Uccle en Belgique : l'été 2018 a été marqué par de nombreux pics de chaleur à travers le monde. Des records de températures sont attendus partout en Europe. Et l’année 2019 enchaîne les records avec 3 pics de chaleur durant l’été. Cette "situation météorologique exceptionnelle" et "extrême" est-elle due au réchauffement climatique ? La question enflamme les débats. Hugues Goosse, professeur de climatologie à L’Université catholique de Louvain (UCL) et originaire de Bras va tenter de répondre à cette question. Il nous fera part de son expérience lors de la campagne de mesure en Antarctique à laquelle il a participé.
Et on ne peut pas dire qu’il est optimiste même s’il estime qu’il faut agir.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence de Hugues GOOSSE.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

Horaires

Le 06 mars 15h

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Conférence : "L'identité wallonne"

Historien et prospectiviste, Philippe Destatte est directeur général de l´Institut Destrée, et spécialisé dans l´intelligence territoriale en politiques publiques, la prospective industrielle ainsi que le développement régional. Formé à la prospective en France et aux Etats-Unis, notamment à l´Université de Houston, Philippe Destatte enseigne cette discipline en master professionnel d´Economie aux universités de Paris-Diderot et de Reims Champagne-Ardenne où il anime un atelier sur la prospective appliquée au développement durable.
Aujourd’hui il s’intéresse à l’identité wallonne. Son but, considérer que le mouvement wallon – et les idées qu'il défend – a constitué une dynamique wallonne dans la réforme de l'Etat belge, à partir de plusieurs moteurs d'affirmation de la Wallonie, en jouant un rôle central et capital comme porte-parole, relais et support politique de l'identité wallonne.
En Wallonie comme ailleurs, le débat sur l’identité est omniprésent. Contrairement à la Flandre où certains proclament haut et fort l’existence d’une nation flamande, dans le Sud du pays, ce concept est généralement récusé au nom d’une identité wallonne post-nationale
La légitimation par le passé n'apparaît nullement comme une condition déterminante de la reconnaissance d'une identité régionale. Toutefois, si l'on donne la priorité à la construction d'une identité citoyenne – totalement rationnelle – plutôt qu'à la formation d'une identité nationale, la connaissance de l'histoire sera déterminante dans la formation d'une citoyenneté qui produise davantage une volonté de participer qu'un sentiment d'appartenance. Une conférence à ne pas manquer.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence de Philippe DESTATTE.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

Horaires

Le 20 mars 15h

Agenda

Conférence : "L'art wallon aux Etats-Unis"

L’art wallon s’exporte-t-il ? Si l’on se penche sur les œuvres détenues par le Metropilatan Museum de New York et 23 autres musées américains, on répertorie quelque 180 œuvres majeures. Si les Primitifs flamands (Jan Van Eyck, H. Van der Goes, H. Memling, R. Van der Weyden...) avec leur génie et l’introduction de la peinture à l’huile bénéficient d’une notoriété mondiale, l’art wallon a lui aussi produit des chefs d’œuvre qui participent à l’identité wallonne même si ses productions ont été moins médiatisées. Maître de conférences, Philippe Georges a publié un ouvrage qui fait autorité en matière d’art wallon "Art et patrimoine en Wallonie : des origines à la révolution française", un travail de bénédictin étalé sur 12 années suite à un voyage aux Etats-Unis et à la découverte d’œuvres wallonnes détenus dans les musées d’Outre-Atlantique. Le triptyque de Stavelot créé par des artistes mosans au milieu du XIIème siècle est un reliquaire médiéval et un autel portatif, en or et en émail, destiné à protéger des morceaux de la Vraie Croix : ce chef d’œuvre exceptionnel fait le bonheur du Pierpont Morgan library. Le tableau "David et Bethsabée", un thème repris par Chagall a été peint vers 1530 par Henri Blès et il a rejoint Boston. L’œuvre de cet artiste a constitué un maillon important entre les maniéristes anversois, Brueghel l'Ancien et les paysagistes de la fin du XVIe siècle. L’assistance manifestera sa sagacité en localisant la chouette, dissimulée dans ses tableaux car c’était sa signature d’artiste… . La découverte de tapisseries, autres psautier, antiphonaire et sacramentaire comme la reliure mosane illustreront également la créativité de nos artistes.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence de Philippe GEORGES.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

Horaires

Le 03 avr. 15h

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Conférence : "A la redécouverte d'éléments patrimoniaux des communes de Saint-Hubert, Tellin, Libin et Libramont"

Une seconde série de vidéos réalisées par TV Lux* fera redécouvrir le patrimoine insolite et parfois oublié de Nov’Ardenne (GAL regroupant les communes de Saint-Hubert, Tellin, Libin et Libramont). La projection et les commentaires révèleront les origines de la chapelle de Lhommal car une statue de Notre-Dame découverte dans les frondaisons revint sur les lieux en triomphant de l’obstination d’un paysan de Bras qui l’avait confiée à l’église du village…. L’énorme tambour de levage ou roue à écureuil de la Basilique de Saint-Hubert témoignera de l’ingéniosité humaine à travers les millénaires…tandis que le talent de Jigé (Tintin, Fantasio…), l’illustre dessinateur de l’Ecole de Marcinelle, sera admiré avec la découverte des potales du chemin vers Notre-Dame de Haurt à Bure. Les secrets de la Fonderie de cloches de Tellin fondée en 1832 par la famille Causard feront revivre le talent des maîtres fondeurs qui ont donné ses lettres de noblesse à l’art campanaire. En final, l’assistance fera un crochet par des ponts multiséculaires situés entre Villance et Maissin : l’imagination aidant inspiré par le poète Apollinaire, le public se laissera emporter par la poésie des lieux … pour dire "Sous les ponts Marie-Thérèse et de la Justice coulent la Lesse et nos souvenirs historiques…" !
* En partenariat avec les cercles d’histoire de Libramont, Tellin, Libin, Saint-Hubert.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence par les Membres du GAL.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

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Le 17 avr. 15h

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Conférence : "Les frontières"

Qu’elle "semble" naturelle (fleuve, océan, chaîne de montagnes…), ou qu’elle soit coupée "à la hache" comme en Afrique…, une frontière est une limite administrative, mais aussi politique, économique, culturelle, parfois linguistique entre deux Etats.
A l'exception des murs qui prolifèrent, une frontière ne se voit pas. Au cours de ces dernières années, le thème des frontières est devenu central dans l'actualité moins pour les délimiter comme autrefois, mais pour savoir qui peut les franchir. La délimitation des frontières cause de moins en moins de conflits, à l'exception des frontières maritimes, qui désormais représentent plus de la moitié des conflits territoriaux dans le monde. Est-ce que la période actuelle marque un tournant dans la perception des frontières ou bien s'agit-il d'une continuité de l'histoire des migrations ?
Laurent Hassid, Docteur en géographie, Mention géopolitique Université Paris VIII, grand voyageur, va nous parler de ce sujet.
La conférence sera très largement illustrée par des cartes et des photos, fruit de nombreux séjours de terrain.
Une bibliographie ainsi que de nombreuses études de cas de Laurent HASSID sont disponibles sur le blog qu’il anime sur le sujet : https://beyondborderlines.wordpress.com/

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence par Laurent HASSID.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

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Le 08 mai 15h

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Conférence : "L'eau dans les pays en voie de développement"

Francis ROSILLON est Docteur en Sciences de l’Environnement, Chef de Travaux honoraire et ancien Maître de Conférences à l’Université de Liège où il a coordonné des activités d’enseignement et de recherche dans le domaine de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau, notamment à travers des applications dans les pays en développement. Avec le changement climatique, la question de l’eau devient un enjeu fondamental pour l’ensemble des sociétés et des écosystèmes à l’échelle planétaire et locale. La situation est particulièrement préoccupante dans les pays en développement. Une approche intégrée et participative vise une meilleure satisfaction des besoins et une gestion durable de la ressource. A travers un retour d’expériences dans divers PED, sont revisitées diverses thématiques qui font l’actualité de l’eau : l’accès à l’eau en milieu rural (Burkina Faso), l’eau et la périurbanisation (RDC, Cameroun), l’utilisation des eaux non conventionnelles (Algérie), l’eau dans le Sahel, les périmètres irrigués (Burkina Faso), l’intrusion saline (Algérie), le système oasien, un héritage historique patrimonial (Maroc), eau, santé et développement durable (Haïti), les citoyens de l’eau (Bolivie), les services écosystémiques dans le domaine de l’eau (RDC). Dans ces huit rencontres, au fil de l’eau, on retrouve les mêmes conditions de participation, de solidarité, d’intégration, tout en veillant au caractère pragmatique et opérationnel de la démarche.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence par Francis ROSILLON.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

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Le 22 mai 15h

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Conférence : "La Crète et les Cyclades"

Deux mythes grecs trouvent encore beaucoup d’écho : l’Atlantide et la belle Europe. Deux mythes qui se rejoignent géographiquement entre la Crète et les Cyclades. Et ils racontent la fin d’une civilisation, la fin d’un monde.
Née de l’esprit de Platon, l’Atlantide est souvent associée à la civilisation minoenne (palais de Knossos et de Malia, de Phaïstos avec son disque énigmatique mais aussi Akrotiri ressuscité des cendres du volcan Santorin). Quant à Europe, princesse phénicienne enlevée par Zeus, elle devient le nom d’un continent qui se cherche encore... À quel moment la mythologie rejoint-elle la réalité ?
La réalité nous fera rencontrer les Crétois d’aujourd’hui, leur patrimoine religieux, culturel et gastronomique, les plages de rêve et le plateau du Lassithi. Et aussi les paysages idylliques des îles mythiques de la mer Égée, les villages-balcon de Santorin, les artistes contemporains qui donnent du sens à l’histoire et à la tradition.
Nous parcourerons les paysages idylliques des Cyclades (le sanctuaire de Delos, la turbulente Mykonos, le cratère du Santorin, Naxos, Paros, Tinos…) à la rencontre des Grecs des îles, très différents des continentaux.

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence par Dany MARIQUE.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

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Le 05 juin 15h

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Conférence : "Le culte des reliques au Moyen Age"

Les saints et les saintes sont les intermédiaires par excellence entre Dieu et les hommes, entre l’ici-bas et l’au-delà. Les fidèles s’adressent à eux pour obtenir une guérison, une protection, une aide. Pour être plus efficace, la demande d’intercession passe par le canal de reliques, c’est-à-dire de témoins matériels du passage du saint sur terre et chargés de son pouvoir spécifique (sa virtus) : le corps (ou une partie du corps) du saint, ses vêtements, des objets lui ayant appartenu, etc. La plupart des institutions religieuses médiévales possèdent des reliques, dont ils assurent la promotion dans un but spirituel, mais aussi pour des questions de pouvoir et de prestige. L’accès à ces reliques implique une démarche pieuse, un pèlerinage, qui peut générer des revenus considérables.
L’UTA organise son cycle de conférences dans le décor exceptionnel de l’abbaye dont le rayonnement spirituel, intellectuel, économique relève de l’exceptionnelle notoriété de saint Hubert dont la cité ardennaise fêtera le 1200e anniversaire du transfert de ses reliques en l’an 825, un thème auquel le Cercle royal d’histoire "Saint-Hubert d’Ardenne" réservera sa plume dans les prochaines années.
Historien, archéologue, docteur en Philosophie et Lettres (Histoire) de l’Université libre de Bruxelles où il a enseigné dès 1982, Alain Dierkens évoquera quelques aspects importants du culte des reliques au Moyen Âge et les illustrera par des exemples remarquables (comme celui de Saint Hubert).

Entrée: 5€ pour les non-membres.
Une conférence par Alain DIERKENS.
Conférence organisée par l'UTA (université tous âges) de Saint-Hubert.

Horaires

Le 12 juin 15h