ClassementWallonie Insolite

Lieu insolite, le site mégalithique de Wéris forme un alignement d’environ 8 km de long et 300 m de large, sur le plateau de la Calestienne (au sous-sol calcaire), qui s’étire entre la Famenne et l’Ardenne. Dans l’état actuel des recherches, il est composé de deux dolmens avec menhirs associés ainsi que de cinq sites comprenant uniquement des menhirs (menhirs d'Oppagne, menhir Danthine, menhir de Morville, menhir de Heyd, menhir d'Ozo).

Le site de Wéris et ses monuments ont été classés par la Région wallonne en février 2014.

La période de construction des monuments de Wéris est la fin du Néolithique (vers 3.000-2.800 avant notre ère), période de la Préhistoire qui a vu l’homme devenir sédentaire et pratiquer l’élevage et l’agriculture. Dolmens et menhirs n’ont donc rien à voir avec les Celtes ou les Gaulois…
Les dolmens (« tables de pierre ») sont des tombes collectives, dans lesquelles on déposait des morts. Plus précisément, les dolmens de Wéris sont des « allées couvertes » attribuées à la culture de Seine-Oise-Marne originaire du Bassin parisien.
Les menhirs (« pierres longues ») ont pu avoir plusieurs fonctions : bornes de limite ou indicatrices, stèles commémoratives…

Les témoins les plus spectaculaires que nous ont laissés nos ancêtres de la Préhistoire sont certainement les mégalithes, ces dolmens et menhirs constitués de pierres parfois lourdes de plusieurs tonnes, et qui, n’en déplaise aux amateurs de BD, ne doivent rien aux Gaulois, qui n’ont vécu que bien longtemps après l’érection de ces étranges monuments.

On connaît en Wallonie quelques menhirs disséminés ici et là, mais le site le plus emblématique est sans conteste le champ mégalithique de Wéris (Durbuy). Non loin de ce petit village en effet, pas moins de deux dolmens de type « allée couverte » et une trentaine de menhirs s’égrènent en alignement sur la Calestienne, un plateau fertile qui s’étire entre la Famenne et l’Ardenne.

Depuis 1994, le Musée des Mégalithes (devenu Maison des Mégalithes) de Wéris, informe les visiteurs sur le phénomène du mégalithisme, mais aussi sur la période néolithique, dernier des âges de la pierre caractérisé par l’apparition d’agriculteurs éleveurs qui ont initié un tout nouveau mode de vie (qui est encore le nôtre aujourd’hui) basé sur la sédentarité. On parle ainsi de « révolution néolithique » pour caractériser cette période capitale qui voit l’homme devenir maître de la nature en domestiquant plantes et animaux. Maquettes, écrans multimédia, reconstitutions, agrémentent la visite du musée, sans oublier un film de présentation du champ mégalithique.Des promenades guidées (payantes) permettent de découvrir le site mégalithique. On peut également le parcourir librement. Des itinéraires sont disponibles à la Maison des Mégalithes de Wéris.Les constructeurs de ces mégalithes, ce sont des agriculteurs de la période néolithique, attirés là par les bonnes terres à cultiver, mais aussi par un matériau de construction pratiquement prêt à l’emploi : la pierre poudingue. Wéris est en effet dominé par une crête marquant l’entrée en Ardenne et au sommet de laquelle court un banc de poudingue (pudding stone en anglais), sorte de béton naturel à la formation très ancienne ; de ce banc se sont détachés d’énormes blocs que les bâtisseurs de mégalithes ont déplacés en les faisant rouler sur des rondins. L’archéologie, et plus particulièrement le Service de l’Archéologie de la Région wallonne, a fait parler ces monuments. Les dolmens de Wéris sont des tombes collectives, chambres funéraires dans lesquelles ont été déposés des morts entre 3.000 et 2.800 avant notre ère. Quant aux menhirs, pierres dressées seules, en groupe ou associées aux allées couvertes, servaient-ils de bornes, de stèles commémoratives ?Les dolmens de Wéris sont les deux derniers encore visibles en Belgique. Ils doivent leur conservation à l’oubli dans lequel ils étaient tombés mais aussi au fait que le poudingue, qu’on trouve par ailleurs à profusion sur les pentes de la colline de Wéris, est un matériau qui se travaille difficilement. Le champ mégalithique de Wéris s’étire sur environ 8 km de long et 300 m de large. On ne sait trop quelle signification donner à son organisation en alignement. Il faut peut-être associer ses monuments avec des rochers naturels présents sur le flanc de la colline, sortes de repères visuels dans le paysage, l'ensemble formant un « calendrier » lié à la course du soleil lors des périodes d’équinoxes et de solstices.La période de construction du site est donc la première moitié du IIIe millénaire avant notre ère, à la transition des phases récente et finale du Néolithique. Les monuments de Wéris sont attribués à la culture de Seine-Oise-Marne originaire du Bassin parisien, ou une culture légèrement postérieure. Les allées couvertes de Wéris présentent en tout cas des similitudes avec celles du Bassin parisien (France) et de la Hesse-Westphalie (Allemagne), ce qui donnerait au site de Wéris un rôle de trait d'union entre divers courants culturels de la Préhistoire en Europe.

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