Le point de vue aménagé au-dessus de la grotte permet d’admirer la boucle de la Semois, appelée en wallon le Fayet, le Jambon de la Semois, comme à Bohan, aux Blanches Roches. Le paysage authentique des anciens prés ou terres de culture a malheureusement disparu avec les plantations de résineux.
Sur la gauche, à l’ouest de la Côte Lambot, la petite vallée qui nous sépare du village d’Auby est creusée par le ruisseau de Derrière le Pez appelé aussi Ruisseau du Loup, en souvenir de la légende.
A droite, l’arête rocheuse de la rive gauche de la Semois est occupée par un camp celtique appelé le Trinchis, dont la barrière méridionale a été en partie restaurée par André Matthys (inspecteur général honoraire au SPW-Patrimoine) sur une longueur de 50 m.
Dans la clairière dominant la grotte, au départ du sentier qui y mène, un abri en bois a été construit pour les promeneurs. Chaque année, le dernier samedi du mois d’août, une messe solennisée par les trompes de chasse y est célébrée en l’honneur du saint. L’on y vient à pied, au départ de la place Chanoine Pierlot, en prenant à gauche la rue de la Forteresse à Cugnon. Distance : 2,5 km.

La grotte Saint-Remacle
La grotte comporte une fenêtre taillée dans le schiste, qui laisse passer la lumière pour éclairer l’autel que surplombe la statue du saint entouré par un âne et un loup. La statue actuelle est l’œuvre des deux artistes d’Auby, André et Martine Bartiaux. En deçà, la grotte est partagée en deux salles, l’une pour l’âne, l’autre pour le repos de l’ermite.

La légende
Une légende raconte que saint Remacle, apôtre de l’Ardenne, vivait en ermite dans cette grotte, avec pour seul compagnon son âne. Les habitants des villages avoisinants veillaient à lui apporter l’indispensable nourriture.
Malheureusement, lorsque Satan apprit cette situation, il se transforma en loup pour s’attaquer à l’âne du saint.
Saint Remacle parvint, par la prière, à dominer le loup et à le domestiquer. Ce fut dès lors le loup qui l’accompagnait lorsqu’il se rendait au village pour s’approvisionner en nourriture.
Les gens du village prirent l’habitude de voir ce loup déambuler, avec ses paniers sur le dos. Cela dura jusqu’au moment où Satan pu s’échapper.


Source: Groupe de travail Roches et Rochers sous coordination de Contrat Rivière Semois - Chiers