Un très agréable chemin de promenade permettant de longer ou/et d'accéder à plusieurs sites naturels intéressants.
Et parmi ces endroits où la nature nous montre toute sa beauté et sa diversité, nous citerons la zone naturelle pédagogique de Solumont, la zone humide de la Rouge Fontaine où de nombreuses plantes indigènes croissent en toute liberté, une mare didactique et un peu plus loin sur le parcours la Fagne de Pierrard. L'ensemble forme un véritable couloir écologique permettant aux espèces végétales et animales de « circuler ».
Mis sur pied en 1995 sur l'ancienne assiette de chemin de fer n°155 et plus précisément sur la portion entre Solumont et Ethe, ce sentier vous fera découvrir de superbes paysages et une richesse faunistique et floristique insoupçonnée.

Le sentier-découverte de Virton-VilleCe chemin de promenade est l'ancienne assiette de chemin de fer n°155 entre Montmédy et Marbehan et, plus précisément, la portion entre Solumont (Saint-Mard) et Ethe. Cette voie était laissée à l'abandon depuis 30 ans. En 1995, le projet « sentier-découverte à Virton-Ville » a pris le pas sur un projet de contournement de la ville et un projet Ravel. Le projet s'est concrétisé en 1998, lorsque les différents partenaires ont dégagé la végétation qui avait envahi la voie, puis planté des sorbiers et installé une aire de pique-nique. Les piétons, cyclistes et cavaliers peuvent à présent emprunter ce chemin débarrassé des aulnes et des saules qui l'encombraient et nettoyé de ses dépôts clandestins. Le chemin est bordé d'une végétation spontanée de feuillus (saules, aulnes) et d'une haie indigène (aubépine, sureau, prunellier). Une série de sorbiers a également été plantée le long du chemin. La préservation de ce milieu a permis de conserver et de développer la faune existante. En effet, les haies sont un milieu propice d'habitat et de refuge pour toute une série d'oiseaux (mésange, fauvette, grive, pie). Le revêtement du chemin en ballast plutôt qu'en macadam a également permis de conserver un habitat ainsi qu'une zone de liaison pour différentes espèces animales comme certains lézards.A) La zone humide d'intérêt biologique de la Rouge FontaineSituation et accès : Accès le plus proche par Solumont ou le Faubourg d'Arival à Virton.Historique :La zone se divise en un milieu ouvert clôturé et en un milieu fermé ; c'est essentiellement le milieu ouvert qui a fait l'objet d'aménagements. En effet, ce terrain humide était délaissé et envahi de remblais et de dépôts sauvages. Ce terrain fait l'objet d'une action dans le cadre du PCDN car il présente une diversité intéressante. En effet, la présence d'un milieu sec (dû aux remblais) peut être observé conjointement au milieu humide originel. Cette zone ouverte a été clôturée et un pâturage extensif saisonnier a été mis en place.Description :Ces anciennes roselières et aulnaies nitrophiles (c.à.d. riches en nitrates), qui faisaient partie de la Fagne de Pierrard sont actuellement remblayées; à côté de quelques zones de recrûs (sureau noir, aulne glutineux), se développent, parfois sur des décombres, des plantes variées telles que le cirse des champs, le coquelicot, diverses vesces, la cabaret des oiseaux, le pétasite officinal, la grande berce. Vers le Sud, la zone devient plus humide: à côté de plantes telles que tanaisie, ronces, séneçon jacobée, s'observent l'aulne glutineux, l'aulne blanc, divers joncs, la massette, le cirse maraîcher ou l'angélique sauvage.La fin de la zone se ferme: plantation de résineux (mélèzes) et de frêne commun; on y observe de nombreuses plantes indiquant l'humidité; reine-des-prés, baldingère, salicaire et eupatoire chanvrine. Le fusain y est également fréquent.B) La mare didactique (ZHIB)Situation et accès :Accès le plus proche par le Faubourg d'Arival (face à l'Athénée Royal). Pour accéder à la mare didactique en suivant le sentier-découverte, il faut se rendre sur l'autre rive du Ton, via la passerelle prévue à cet effet.Historique:Ce terrain humide était couvert d'une sapinière jusqu'aux tempêtes de 1990. Ce terrain a alors fait l'objet d'un projet PCDN visant à mettre en valeur cette zone humide: enlèvement des souches, plantation d'espèces indigènes, et curage de la mare. Description:La floreLa zone humide a pu se reconstituer, suite à l'enlèvement de l'ancienne pessière (terrain planté d'épicéas). Autour de la mare, nous pouvons observer la massette, la scrofulaire aquatique, le séneçon commun, le cirse des champs, la baldingère et divers joncs. La friche, où se sont installés l'aulne glutineux, la viorne obier, le sureau noir, l'érable sycomore et le frêne, présente une strate herbacée diversifiée: cirse commun, cirse maraîcher, eupatoire chanvrine, salicaire, épilobe hirsute et menthe aquatique.La fauneLe relevé de la faune a mis en évidence la présence de deux espèces de tritons, de grenouilles rousses, d'agrions et d'æschnes, de nèpes, de gyrins et de gerris. Ce relevé n'étant pas forcément exhaustif.C. La Fagne de Pierrard (ZHIB)Situation et accès: La Fagne Pierrard est constituée d'un ensemble de terrains fangeux couvrant la plaine alluviale du Ton en rive gauche entre Ethe et Virton. La partie la mieux préservée se trouve dans la partie située au Nord de l'école de Pierrard. L'accès le plus proche par le sentier-découverte se fait à partir du carrefour de la rue du Bosquet à Virton; la promenade vers Ethe permet alors une vue d'ensemble de la plaine alluviale à partir de l'ancienne voie située en remblai sur la rive droite. Pour les paresseux le site est également visible à partir de la route Virton-Ethe située sur l'autre flanc de la vallée.Statut du site : L'ensemble de la Fagne s'étend sur plusieurs propriétés, dont principalement celle de la congrégation des Aumôniers du travail, à qui appartient également l'école de Pierrard. En l'an 2000, une convention avec la Région Wallonne en vue du classement de 12 ha de fagne en réserve naturelle domaniale oriente sa gestion en faveur de la diversité biologique.Depuis le 11 mars 2005, par arrêté ministériel, le site est classé en ZHIB dénommée « Marais du Ton » et reprend différents terrains appartenant pour partie à la Région Wallonne, à la Commune de Virton, à l'Association « Aumôniers du Travail », à l'ASBL « les Pêcheurs d'Ethe-Belmont »Le reste du site n'est qu'imparfaitement protégé par son classement au plan de secteur en zone d'espaces vert.Description :La Fagne de Pierrard s'étendait auparavant à l'ensemble de la vallée alluviale marécageuse du Ton, comme en témoigne la carte de cabinet des Pays-bas autrichiens (Ferraris) éditée en 1778. Au fil du temps, sa surface s'est progressivement réduite, d'abord suite aux drainages puisqu'elle a été reprise au siècle passé dans le périmètre d'une vaste wateringue. Les wateringues sont des associations d'intérêt public instituées en vue de la réalisation et du maintien d'un régime des eaux favorable à l'agriculture et à l'hygiène, ainsi que pour la défense des terres contre les inondations. Après la guerre, suite à l'abandon par l'agriculture des terres marginales, la wateringue est progressivement devenue inactive, et de nombreux terrains ont alors été reboisés en peuplier ou épicéa.Depuis et plus récemment ce sont les remblais qui ont constitué la principale menace. C'est ainsi par exemple que fin des années septante près de cinq hectares de roselière de haute valeur biologique ont été engloutis par un énorme remblai créé à hauteur de la vallée de Rabais suite aux travaux de creusement des étangs et de réalisation du centre de vacances. Aujourd'hui la végétation est marquée à la fois par l'existence de tourbe, par endroit fort épaisse, par une banalisation suite à un enrichissement naturel en azote, et par la fermeture progressive du milieu par les saules, aulnes, et bouleaux. C'est pourquoi l'on trouvera des plantes très différentes suivant le stade d'évolution du milieu, en partant d'espèces basses poussant sur sols pauvres comme le comaret, la renoncule flammette, le gaillet des marais, le lotier des fanges, en passant par des espèces sociables plus hautes comme la reine des prés, la valériane officinale, le cirse maraîcher, jusqu'à des groupements plus dégradés d'espèces gourmandes en azote comme l'épilobe en épis, la grande ortie et la berce commune.Quelques lambeaux de roselière à Phragmites australis subsistent également ça et là, qui abritent des oiseaux spécialisés comme le bruant des roseaux ou la rousserolle.Source: La Gaume naturelle et ses oiseaux MTG

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