Classement

La collégiale Saint-Monon, son vieux cimetière et les 18 tilleuls plantés en 1803, sont autant de sites classés successivement le 20/06/1946 et le 25/02/1983. Partiellement d'origine romane, la première construction de la collégiale remonte probablement au 7e ou 8e s.
Selon le chronogramme au-dessus du proche d'entrée, le bâtiment actuel date de 1661. L'édifice a été restauré entre 1946 et 1949 par L. Van Hove et l'intérieur a été entièrement crépi et restauré en 1948, l'entièreté du bâtiment ayant été très abîmé lors de l'offensive des Ardennes en hiver 1944-1945.

Tandis que le chœur et l'abside datent vraisemblablement du 12e s., la nef date de 1661-1662. Les sacristies quant à elles datent du 20e s. Le clocher bulbeux datant de 1782 abrite trois cloches coulées à Tellin. Deux avaient été démontées en 1944 par les Allemands et ont heureusement été retrouvées par les Alliés sur le quai de la gare de Forrières en 1945. Le clocheton bulbeux évoque le côté traditionnel de cette église. Le vieux calvaire fixé sous un auvent à l'extérieur, côté choeur, date de 1708. Côté sud, il ne reste que deux croix et trois pierre tombales du vieux cimetière désaffecté depuis 1914.Un panneau didactique (FR/NL) à l'entrée de la collégiale raconte l'histoire de saint Monon venu d'Écosse vers 600 pour évangéliser les habitants de la paroisse. La collégiale renferme la châsse contenant les reliques de saint Monon, patron invoqué par les agriculteurs qui voient en lui un protecteur du bétail et des cultures. La châsse abrite également un tibia de Jean l'Agneau, évêque de Tongres, qui a ordonné la construction de la première église (au 7e s.). Tous les ans, le dimanche qui suit l'Ascension, a lieu la procession des Remuages. La châsse est alors transportée de la collégiale à la chapelle Saint-Monon, où le saint aurait été assassiné en 636. Au cours de la procession, les pèlerins, en majorité des agriculteurs, frottent la châsse avec des poignées d'herbe ou des branches d'arbustes qu'ils donneront ensuite à manger à leurs animaux, espérant ainsi les protéger pour toute l'année.A l'intérieur de la collégiale on peut admirer :- deux bénitiers situés à l'entrée de l'église dédicacés aux combattants et déportés morts pendant la guerre 1914-1918 ;- un maître-autel de style baroque du 18e s. surmonté d'une toile du peintre liégeois, Englebert Fisenne, représentant le Jugement Dernier ;- l'autel actuel réalisé sur l'ancienne chaire de vérité de 1752 ;- une fresque du peintre Galland représentant la vie de Saint-Monon ;- la châsse en chêne et tilleul (travail baroque se rattachant à l'école liègeoise de la fin du 17e s.), contenant les ossements du saint et un tibia de Jean l'Agneau, évêque de Tongres et de Liège au 7e s. ;- deux anges en bois polychromé attribués à l'école de Del Cour (1627-1707) ;- la statue Notre-Dame de Luxembourg (début du 19e s.) et, derrière, une fresque murale retraçant la vie de la vierge du peintre Galland (1948) ;- les orgues inaugurés le 29 août 1982 remplaçant les orgues du jubé détruits en janvier 1945 pendant l'Offensive des Ardennes ;- les fonds baptismaux décorés par une sculpture en bas relief 'le baptême de Jésus', prix de rome en 1948, de l'artiste Huyberechts (la partie supérieure des colonnes est du même artiste) ;- un chandelier scellé dans le mur, fait d'une seule pièce, sans soudure, et réalisé par Edmond Bolle, forgeron, qui a effectué ce travail en reconnaissance de sa libération après cinq années de captivité.Cette église est appelée collégiale car un collège de chanoines séculiers, dépendants de l'abbaye de Saint-Hubert (seigneur du lieu), a existé à Nassogne jusqu'à la fin du 18e s.

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Restrictions

Animaux non-admis