Masbourg est un petit village qui s'étire dans la vallée encaissée et boisée de la Masblette, affluent de la Lhomme, et qui remonte vraisemblablement à l'époque mérovingienne. Il est constitué principalement de bâtiments anciens dont une ferme en quadrilatère de 1825.
La première mention de "Masburgh" date de 912. Selon certains, l'origine du nom proviendrait de 'Mas' et 'Burg' signifiant la 'Maison de Maso'. Mais d'autres prétendent que le nom du village provient de 'bour' ('source' en celtique) et 'mas' (habitation), ce qui signifierait alors la 'Maison de la source'. La paroisse est ensuite citée en 1139 comme participant aux croix banales de Saint-Hubert. Fief de Mirwart sous l'autorité des Comtes de Luxembourg en 1270, Masbourg est racheté par les d'Arenberg en 1566 et restera pour les 3/4 en leur possession jusqu'à la Révolution française.

Terre non sujette à l'impôt et exempte d'obligation militaire, Masbourg garde une certaine indépendance d'esprit, surtout lorsque Charles Quint confirme ces privilèges le 15 mai 1522. L'arrivée des troupes de Louis XIV en 1675 supprime ces privilèges, puis ils sont confirmés lors de l'annexion de la région aux Pays-Bas en 1769. Les armoiries du village reprennent celles de la famille de Masbourg de Somal. Aux alentours de 1711 et dans les années qui suivirent, la localité pris de l'importance, notamment grâce à la Haute Cour de Justice, du moulin banal et d'une tour fortifiée. Celle-ci servait de refuge aux habitants contre les incursions des Français. Brulée en 1651, elle ne fut jamais reconstruite. Entre 1795 et 1814, lors de la période 'française', Jean-François Sokay, né à Masbourg, devint commissaire du directoire exécutif (dépendant directement de Paris), puis mayeur de la commune en 1806.

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